Un combat de titans qui ne connaît toujours pas de vainqueur.
Vous souhaitez tirer le meilleur parti de votre nouvel appareil photo, mais vous ne savez
pas par où commencer ? Filez dans les menus : le fichier RAW vous attend au premier
niveau ! Pas besoin de cheat code : on vous guide pas à pas !
NIV 1 : choix du personnage
La plupart des appareils photo vous permettent d’enregistrer vos images dans deux formats
principaux : le RAW et le JPEG. Chaque marque attribue aux fichiers RAW une extension qui lui
est propre : CR2 ou CR3 chez Canon, NEF chez Nikon, ARW chez Sony... Pour profiter des
avantages respectifs des deux formats, votre boitier vous permet également de générer
simultanément un fichier RAW et un JPEG pour chaque photo.

NIV 2 : sa majesté le RAW
Un cliché pris en RAW peut sembler terne ou peu contrasté comparé à un JPEG, mais ne vous y
trompez pas : ce fichier non compressé et non traité conserve toutes les données brutes du
capteur, et permet une retouche non destructive des images.
Dans un jeu de Tétris... Le JPEG correspondrait à un bloc dont les pièces seraient déjà soudées.
Pour remédier aux erreurs de placement des pièces (exposition...), il faudrait détruire la structure
du bloc, donc nuire à l’image. Quant au RAW, il ressemblerait à un agencement de pièces encore
indépendantes. Vous pouvez les ajuster librement avant qu’elles ne s’imbriquent. En d’autres
termes, il vous offre une grande souplesse pour modifier vos réglages, sans dégrader la qualité de
l’image.
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Il offre la possibilité de récupérer des détails dans les hautes et les basses lumières grâce à sa
plage dynamique étendue, et ce, même en cas de forts écarts d’exposition.
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Enfin, il enregistre au passage des millions de couleurs supplémentaires : là où un JPEG codé sur
8 bits « se limite » à 16 millions de couleurs, un Raw en 12, 14 ou 16 bits peut restituer de
quelques milliards à plusieurs trillions de nuances.
NIV 3 : le Jpeg - personnage inutile ?
Après avoir autant complimenté le Raw, on pourrait se demander si le fichier Jpeg n’est finalement
pas un peu inutile...
Que nenni !
Dans un premier temps, l’excellence a un prix : celui du poids des fichiers. Un fichier RAW est en
moyenne deux à six fois plus volumineux qu’un JPEG. De quoi se constituer une belle collection
de disques durs ! À l’inverse, le JPEG reste l’option idéale pour partager vos photos rapidement et
facilement.
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Mais ce n’est pas tout : un fichier RAW ne se lit pas directement comme un JPEG. Il doit être
ouvert dans un logiciel spécialisé (Capture One, Camera Raw, Lightroom...) puis développé et
converti dans un format exploitable avant d’être visualisé ou partagé. Ce processus est souvent
chronophage et demande un certain savoir-faire, ce qui le rend moins accessible aux débutants ou
à ceux qui souhaitent un flux de travail rapide.
À l’inverse, le JPEG est immédiatement lisible et partageable sur presque tous les appareils et
plateformes. Il permet de visualiser et d’envoyer vos images en quelques clics, sans passer par un
développement fastidieux, ce qui en fait le format idéal pour une utilisation quotidienne ou pour des
besoins de diffusion rapides.
Final round : fight !
Pour ne rien oublier pendant le combat, on s’est dit qu’un petit pense (pas) bête pourrait toujours vous être utile, n'hésitez pas à le télécharger !
Crédits photo : Freepik, Samsung Memory
